03.11.2009

ENTRETIEN pour THEATRORAMA

L’auteur des Tentations électives se confie en attendant de fêter sa pièce à l’affiche depuis un an. Le théâtre ? Un terrain inconnu il y a encore deux ans, balisé grâce à l’écriture…

Quel est votre parcours ?

Je suis Juriste de formation. D'ailleurs je sens que ça m'aide à écrire des pièces, à ciseler les répliques, à amener les intrigues de façon rigoureuse. J'ai été Chef de Cabinet d'un Maire. Aujourd'hui, je travaille à temps-plein dans le secteur médico-social. Je suis aussi la "plume" de nombreuses personnalités. J'écris leurs discours.

Comment est venue votre envie d'écrire ?

L'écriture, sous différentes formes, est très présente dans ma famille. Mon arrière-arrière grand-père, Jules OPPERT, a été au 19ème siècle, le déchiffreur français de la toute première écriture, l'écriture cunéiforme de Mésopotamie utilisée à Babylone, c'est à dire dans l'Irak actuelle. Ma mère, quant à elle, est graphologue. J'ai donc toujours été sensibilisé à la force de l'écriture. Quand j'étais enfant, j'avais besoin d'exprimer une certaine violence que je contenais en moi. Il y a des gosses qui font du judo, j'ai préféré pratiquer les mots. Ce que j'écrivais, à l'époque, était très noir et très rouge...


Pourquoi avoir choisi de vous exprimer à travers l'écriture dramatique ? 

Pour ce que j'avais à dire et à décrire, la forme théâtrale s'est imposée d'elle même. Les sujets que j'avais envie de traiter dans ma première Pièce - la vie d'une Mairie, les relations entre introvertis et extravertis - c'était fait pour être mis en scène. Ensuite, le succès de "Entre Père et Maire" m'a poussé à en écrire une deuxième : j'avais de nouvelles choses à dire, j'avais envie de me prouver que je pouvais aller au bout d'un deuxième projet d'écriture, je voulais approfondir, mettre en pratique, sur le plan technique, ce que j'avais appris de ma première expérience.

Ecrivez-vous d'autres types de texte?

Les discours bien sûr. J'aime alterner les styles d'écriture. J'aime bien faire des descriptions, que ce soit de personnages ou d'atmosphères et ça, bien sûr, on ne peut pas le faire dans une Pièce. Je me suis donc lancé dans l'écriture d'un roman. Il y a quelques années, j'ai écrit des chansons. C'était amusant de construire un refrain, de composer des rimes.

Et si vous aviez une pièce de théâtre ou un auteur dramatique à retenir ? Pourquoi ? Qui sont ceux qui vous inspirent ?

J'apprécie beaucoup Eric Emmanuel SCHMITT, le leitmotiv de son état d'esprit - la capacité de s'émanciper en étant délivré de soi-même - son aptitude à s'adresser à tout le monde, de façon universelle, sans clivages... Ca rejoint ce que je pense et dis : que nous ne sommes que des passe-plats de l'intelligence...

Sur quoi vous êtes-vous nourri pour écrire votre pièce ?

Je mets toujours beaucoup de vécu dans mes Pièces. Il y a un personnage qui est présent dans tous mes écrits, qu'il occupe le rôle principal ou non, c'est Alexandre, mon double littéraire. J'ai plutôt tendance à me montrer sous mes traits les plus sombres voire même à m'en inventer !

Sur le plan technique, j'écoute énormément de musique. Je ne pourrais pas vivre sans musique alors que je pourrais me passer de lecture. J'essaye d'aligner les mots de la façon la plus rythmée possible. Je suis très attentif au souffle, à la cadence, à la musicalité des phrases et des répliques, à l'enchainement des sonorités. Je suis un maniaque du placement de la virgule ! Je suis convaincu que c'est la musique qui m'a appris à écrire.

Pourquoi mêler théâtre et politique?

Théâtre et Politique et... l'Amour aussi ! Parce que ce sont trois mondes intemporels que j'ai explorés pour tenter d'en faire une comédie humaine et contemporaine. Ma Pièce n'est pas une Pièce politique mais sur la politique. Entre autres... Quand j'étais Chef de Cabinet, j'avais avec mon Maire une relation auteur/interprète pour ses discours. J'étais aussi son metteur en scène. Quand je me suis lancé dans le Théâtre, j'avais finalement des fonctions similaires.

Pensez-vous que faire du théâtre soit un acte politique?

On dirait un sujet du bac ! Bien sûr que faire du théâtre est un acte politique et civique mais au sens pur du terme ! Molière, Beaumarchais, pour ne citer qu'eux, étaient des penseurs politiques avant tout. Leurs écrits ont évidemment contribué à déclencher des évolutions, des révolutions.

Beaucoup de gens considèrent le Théâtre avant tout comme un divertissement. Pour ma part, je fais en sorte de mêler humour et profondeur. Le Théâtre doit permettre, à mon sens, par des créations, par des interprétations, d'analyser la société, de canaliser, de développer, de porter ou de critiquer l'état d'esprit des contemporains ou simplement de les décrire. Faire du théâtre est démocratique.

Vous êtes-vous inspiré des œuvres d'autres auteurs pour cette pièce en particulier ?  Lesquels ?

Autant pour ma première Pièce, "Entre Père et Maire", la construction des Mains sales de Sartre m'a inspiré sur le plan technique, autant pour "Les Tentations Electives" je n'ai pas le sentiment d'avoir été inspiré ni influencé par d'autres oeuvres en particulier. Je vais finalement assez peu au Théâtre. Peut-être que ça m'a permis de créer une certaine "originalité" dans mes Pièces. C'est en tout cas un des mots qui revient dans la bouche des spectateurs.

Quelle a été la genèse de l'écriture ? Y a-t-il eu plusieurs versions de la pièce? 

A 30 ans, ça m'amusait de me glisser dans la peau de deux quinquagénaires : l'un qui fuit les honneurs, l'autre qui court après... J'ai écrit la Pièce en un mois. Il a bien sûr fallu ensuite adapter quelques détails pour dépasser le stade de l'écrit et le faire vivre, scéniquement parlant...


Quels sont les rapports que vous entretenez avec les comédiens et le metteur en scène?  

Je m'entends très bien avec tout le monde : Philippe BRIGAUD, le metteur en scène, Barbara BERGONIER, son assistante, qui ont fait un travail remarquable. Avec les comédiens : Christine MELCER, Michel PILORGE, Aurélien CHARLE qui sont des comédiens avec un réel talent, très professionnels. 

Il n'y a qu'un des comédiens avec lequel j'ai plus de mal, c'est celui qui interprète le rôle de Pierre Escabeau et c'est.. mon père...  Mais quel est le fou qui a eu l'idée de lui confier le rôle principal ???  Non je plaisante : il est vraiment au niveau de ce grand personnage haut en couleurs, un glorieux comédien qui a toujours été un autre et qui ambitionne d'être enfin lui-même...avec beaucoup d'humour et d'émotion...

Cette aventure commune des "Tentations Electives" nous a donné, avec mon père, la possibilité de mieux communiquer entre nous, ce qui était assez difficile jusque là, de parler un dialecte commun... Qui sait ? J'ai peut-être écrit du théâtre pour lui parler dans son langage à lui, dans le domaine qui le touche plus que tout, avec ses mots à lui ? On s'est parfois beaucoup engueulé pendant les répétitions mais au moins on communiquait ! Aujourd'hui, il y a une très bonne ambiance dans la troupe. Heureusement ! Ca fait 10 mois que notre spectacle est joué maintenant et des Mairies sont intéressées pour le programmer. En tout cas, on est toujours content de se retrouver. On y croit tous beaucoup !


Entre votre début de carrière et aujourd’hui, avez-vous évolué dans la perception que vous aviez du théâtre ? 

Mon début de carrière, c'était hier ! J'ai écrit ma première ligne pour le Théâtre il y a deux ans. Avant que je commence à écrire des Pièces, c'est vrai que le milieu théâtral me paraissait vieillot, poussiéreux, avec une odeur dérangeante de naphtaline. Aujourd'hui, je lui suis reconnaissant de me permettre de m'exprimer mais aussi de m'offrir ce contact privilégié, immédiat, interactif avec le public. C'est très intéressant de s'apercevoir que des spectateurs se reconnaissent dans le personnage d'Alexandre alors que, au départ, c'est mon double littéraire ! 

Quels sont vos projets ?

Fêter l'anniversaire des TENTATIONS ELECTIVES. En décembre, cela fera un an que la Pièce est à l'affiche. En ce moment, elle est programmée en plein coeur de Montmartre le Samedi à 18 h et le Dimanche à 19 h 30 dans un Théâtre très sympa, le FUNAMBULE-MONTMARTRE. Mes projets : continuer à construire (c'est mon occupation préférée) : la poursuite de mon roman, la gestation de ma 3ème pièce...


Les Tentations électives, le samedi à 18 h et le dimanche à 19 h 30 à PARIS 18ème au Théâtre du Funambule Montmartre

Infos et réservations : 01 42 23 88 83 ou FNAC et CARREFOUR

14.10.2009

ACTE 4 : Aurélien CHARLE !

Les Tentations Electives photo Charle.jpgA découvrir en cliquant là : questions/réponses avec Aurélien CHARLE

02.10.2009

Série d'interviews des comédiens des "Tentations Electives" - acte 1 : Michel PILORGE !

Photo.TentationsMichel.haute definition.jpgA découvrir en cliquant ici : l'interview de Michel PILORGE (M. LOYAL dans ma Pièce) par Stéphane SAGAS !

01.10.2009

CRITIQUE DES "TENTATIONS ELECTIVES" par le SITE TOP Numéro 1

Soleil.jpgCritique à retrouver sur le Site TOP Numéro 1 en cliquant ici !

C’est le déjà remarqué Benjamin Oppert qui nous a concocté cette comédie pas comme les autres. Une pièce qui pique, de manière très subtile, le milieu du spectacle et le ramène à sa substance la plus réaliste…

L’humour est omniprésent, et émaille les différentes étapes de l’histoire. On rit beaucoup (le public , dimanche soir , s’en est donné à âme et coeur-joie…) et c’est pour mieux nous donner à méditer sur le choix si lourd entre les « paillettes » ou l’amour.. C’est aussi ça la grande force de ce spectacle !...

Les comédiens n’ont de cesse de mettre en valeur le texte lumineux –et à double–sens- de l’auteur de « Entre Père et Maire » :

L’ambitieuse femme ministre de la culture est si terriblement et justement bien interprétée par Christine Melcer, Rémy Oppert « star magnifique », Michel Pilorgé si bien dépassé par la situation, et enfin Aurélien Charle, comédien aussi talentueux –et très séduisant-, que l’on retrouve avec plaisir après sa récente comédie « Le célibat par intermittence »…

Une pièce d’une finesse admirable et un spectacle interprété par des comédiens remarquables : Quelque part dans le 18ème arrdt de Paris, entrez au Funambule Théâtre et laissez vous tenter par ces « Tentations…Electives… » Jennifer LECORRE


Auteur : Benjamin Oppert - Mise en scène : Philippe Brigaud
Avec : Aurélien Charle, Christine Melcer, Rémy Oppert, Michel Pilorge

FUNAMBULE THEATRE
53 rue des saules
75018 PARIS
Tél. : 01 42 23 88 83

JUSQU'AU 6 DECEMBRE 2009


28.09.2009

DIMANCHE 4 OCTOBRE 2009 !

AFFICHE-SANS%20BANDEAU[1].jpgProchaine représentation (la 32ème !) des "TENTATIONS ELECTIVES" en plein coeur de Montmartre :

DIMANCHE 4 OCTOBRE 2009

à 19 h 30

au THEATRE DU FUNAMBULE MONTMARTRE

53, rue des Saules

PARIS 18ème - Métro : Lamarck Caulaincourt

Infos et réservations : 01 42 23 88 83

ou FNAC et CARREFOUR

17.09.2009

J - 2 AVANT LA PREMIERE !

Mains.jpgJ - 2...

Derniers réglages, derniers détails, dernières répétitions avant...la Première des "Tentations Electives" au...

THEATRE DU FUNAMBULE MONTMARTRE

PARIS 18ème

Infos et réservations : 01 42 23 88 83

08.08.2009

"LES TENTATIONS ELECTIVES" au THEATRE DU FUNAMBULE MONTMARTRE A PARTIR DU 19 SEPTEMBRE 2009

AFFICHE-SANS%20BANDEAU[1].jpgMa Comédie "LES TENTATIONS ELECTIVES" sera à l'affiche en plein coeur de Montmartre au

THEATRE DU FUNAMBULE MONTMARTRE

53, rue des Saules - PARIS 18ème

Métro : Lamarck-Caulaincourt

Du 19 SEPTEMBRE au 6 DECEMBRE 2009

Le SAMEDI à 18 h et le DIMANCHE à 19 h 30

Infos et réservations : 01 42 23 88 83 ou FNAC et CARREFOUR - 0 892 68 36 22 - www.fnac.com

Mise en scène : Philippe BRIGAUD assisté de Barbara BERGONIER

Avec Aurélien CHARLE, Christine MELCER, Rémy OPPERT et Michel PILORGE

Lumières : Elise ROUBY - Décor : Anne-France BERGONIER

Plus d'infos sur le site du Théâtre : www.funambule-montmartre.com

"Les Tentations Electives" mettent en lumière avec humour les similitudes entre Théâtre et Politique : retrouvailles inattendues et à rebondissements entre un comédien, récompensé par un Molière, et la Ministre de la Culture, son amour de jeunesse qui a des ambitons politiques... Faire carrière ou faire l'amour ?

Source : http://benjamin-oppert.blogspirit.com/

18.07.2009

J'AI PRIS UN BAIN DE PEOPLE A L'ELYSEE...(La Garden-Party racontée par un invité...)

Elysée.jpgA la demande générale... Cela valait un récit... de l'intérieur.

Tout a commencé par l'impossibilité d'accéder à l'Elysée par la rue du Faubourg Saint-Honoré. Descente à "Champs-Elysées - Clémenceau" : on pouvait sortir de la station de métro mais pas y rentrer (des vigiles, sortes d'hybrides mi-policiers-mi ratp étaient sur les dents et n'hésitaient pas à les montrer...) Le défilé militaire, pourtant terminé, empêchait de traverser les Champs en fleurs.

Attendus pour midi, ce n'est qu'à 13 h qu'un passage a été aménagé pour les "munis de cartons". Un véritable convoi exceptionnel (on se serait crû en colonie de vacances - Tous les cartonnés 2 par 2, une sorte de 2ème défilé en file indienne...)

Le deuxième arrêt- (mais pas encore -buffet) s'est fait 2 rues avant le Palais. Une sorte d'embouteillage humain. Au loin, la musique de "La gloire de mon père" rythmait notre piétinement collectif et néanmoins cadencé.

Heureusement, les 5000 invités (2000 de moins que l'année dernière parait-il - tout le gratin était donc là : reste à savoir si c'était un gratin dauphinois ou un gratin de nouilles...) n'étaient pas attendus à la même entrée. Une sorte de bison futé, et toutefois républicain, avait anticipé les bouchons (sûrement par horreur des classements rouges) en fixant aux invités des points de ralliement différents.

J'ai eu droit à la Cour d'honneur (si si...) à l'entrée de laquelle des G.O. enregistraient nos cartons d'invitation sous le crépitement des flashs et des caméras.

Le fameux sésame précisait "tenue de ville ou uniforme". C'est vrai que, sur le plan de l'image, une grande réception comme celle là aurait été montrée du doigt en cas de surabondance de tenues de soirées, costumes 3 pièces et autres smokings...

Enfin à l'intérieur : cadre magnifique sous les ors de la République, jardins romantiques, buffets exotiques et régionaux, discours présidentiel et indien, orchestre festif qui alternait du classique, des airs de french cancan et des musiques de films... le tout au milieu de people de tous horizons mais surtout d'anonymes méritants...

Une chose m'a troublé : le manque de respect de certains invités pour les lieux - des papiers jetés partout sur les pelouses présidentielles - on se serait crû à un concert d'AC/DC... Je pense que la belle Carla aura du mal à rattraper la moquette...

Accueilli par la première dame, on a été mis à la porte par un cordon de gardes républicains à 18 h tapantes...  - des gens s'accrochaient désespérément aux buffets, cueillaient des fleurs, attrapaient des bananes, déchiraient des bouts de nappes pour emporter un souvenir - J'ai crû qu'ils allaient lâcher les chiens pour nous faire sortir...

Source : http://benjamin-oppert.blogspirit.com/

12.07.2009

ENTRETIEN - REVUE "LES 4 SAISONS"

micros.jpgAntoinette GUEDY – Benjamin OPPERT, vous êtes un jeune auteur. J’ai entre les mains votre premier livre qui vient de sortir qui est aussi votre première Pièce « Entre Père et Maire », éditée aux prestigieuses Editions L’HARMATTAN dans la Collection « Théâtre des cinq continents »…

 

Benjamin OPPERT - « Entre Père et Maire » a été jouée à Paris d’avril à juin  2008. Elle a bien marché puisqu’elle a été jouée ensuite en Normandie à la demande d’une Mairie et elle vient d’être programmée dans les Hauts de Seine dans le cadre du Festival de Théâtre de Bourg-la-Reine.

 

- Un Festival qui a organisé une soirée spéciale consacrée à vos Pièces, une rétrospective déjà ?

 

- (rires) C’était surtout très amusant de la part des organisateurs : programmer et annoncer « l’intégrale » de mes Pièces alors qu’il n’y en a que deux… A 29 ans, c'est encore un peu tôt pour un hommage…

 

- « Le Parisien » a d’ailleurs sorti un grand et bel article…

 

- Oui, pour parler à la fois de « Entre Père et Maire » et des « Tentations Electives » jouée également depuis décembre 2008 à Paris au Théâtre du Nord-Ouest et prolongée jusqu’en septembre 2009. On a aussi des propositions pour la reprendre après dans un autre Théâtre et, d’une façon générale, on est très à l’écoute de ce qu’on pourrait nous proposer…

 

- Dans quelles circonstances avez-vous écrit « Entre Père et Maire » ?

 

- Mon « aventure » théâtrale a débuté il y a très peu de temps. C’est en août 2007 que j’ai commencé à écrire pour le Théâtre. Ce que j’avais envie de raconter – la vie d’une Mairie, d’un Maire et les péripéties de son Collaborateur - c’était fait pour être dit et mis en situation. La forme théâtrale s’est imposée d’elle-même.

 

- J’ai vu à la fois « Entre Père et Maire » et votre nouvelle création « Les Tentations Electives » que j’ai trouvée remarquablement bien montée…

 

- …par Philippe BRIGAUD, très bon metteur en scène. Ca a été intéressant de travailler avec lui. C’était la collaboration entre deux hommes de deux générations bien différentes.

 

- Entre votre première Pièce et « Les Tentations Electives », il y a des analogies. Je dirais même un style que l’on reconnait, celui de mêler, d’alterner humour et profondeur…

 

- Pour « Entre Père et Maire », il m’a fallu apprendre la technique du Théâtre. Je l’ai rédigée en trois mois alors que j’ai mis un mois pour écrire « Les Tentations Electives » parce que j’avais assimilé la façon de camper des personnages, la méthode pour créer des effets comiques et ça c’est ce qu’il y a de plus dur à faire : ça demande une véritable technique bien huilée, un rythme bien particulier.

 

- Tout à fait, c’est le style comique qui est toujours le plus dur. Vous avez d’autres projets ?

 

- Ma prochaine Pièce est en gestation. Les personnages sont créés, il y aura plusieurs sujets comme d’habitude. Il me reste maintenant à la construire. Je me suis lancé aussi dans l’écriture d’un roman qui ne parlera pas de politique. Il y a tellement d’autres sujets…

 

- Vous avez quelle formation, Benjamin ?

 

- Je suis Juriste à la base. Ca me sert à travailler de façon rigoureuse, ça m’aide à ficeler les répliques, le déroulement des scènes.

 

- Vous exercez toujours ?

 

- Aujourd’hui je travaille pour la Fédération nationale des Associations pour Personnes Handicapées mentales. Ca consiste à faire du lobbying auprès des pouvoirs publics, à animer les réseaux régionaux. La question du handicap sera un de mes prochains sujets. C’est pour moi une nécessité intérieure de rendre utile et de partager ce que j’ai vécu ou ce que je suis en train de vivre. J’étais Chef de Cabinet d’un Maire, j’en ai fait une Pièce ; je me suis lancé dans le monde du Théâtre : c’est le sujet des « Tentations ».

 

- Votre père tient le rôle principal dans votre nouvelle Pièce. Les OPPERT font comme les GUITRY ?

 

- C’est un cas de figure qui amuse et interpelle beaucoup de monde. Pourtant, c’est après avoir campé le personnage de Pierre Escabeau que je me suis rendu compte qu’il pouvait correspondre avec mon père. Mes parents se sont rencontrés au Cours Simon. Quand j’étais gosse, j’assistais dans un coin aux répétitions paternelles et j’observais. Je suis comme un enfant du Théâtre. Mais quand, avec mon père, on a commencé à travailler ensemble sur mon projet, je ne vous cache pas qu’on s’est beaucoup engueulé  même si ça a été constructif ! Ma Pièce a aussi la chance d’être servie par d’autres très bons comédiens : Christine MELCER, Aurélien CHARLE et Michel PILORGE.

 

- Quelques mots à propos de Michel PILORGE ?

 

- (Un temps.) Michel, c’est une tête brûlée mais brûlée par le plaisir. Pour moi, c’est l’artiste du clair-obscur…

 

- Je vais vous poser une question indiscrète. Vous me répondez si vous voulez. Avez-vous un cheminement spirituel ou êtes-vous un libre penseur, un agnostique, un athée ?

 

- Enfant, j’étais très mystique, persuadé de dialoguer avec Dieu durant la nuit. Aujourd’hui, c’est différent. Je suis animé par une foi créatrice, un dialogue intérieur. Je crois à la synchronicité, au Destin, en une force supérieure mais qui ne serait pas personnalisée.

 

Propos recueillis par Antoinette GUEDY

 

 

17.06.2009

SIGNATURES

Marché de la poésie.jpgDans le cadre du Salon de la Poésie,Marché Poésie.annonce.jpg

La Société littéraire de la poste et de France télécom
L’UCTM-Foyer Edwige feuillère
La escuela Universitaria del Magisterio
Lorenzo Luzuriaga
 universidad de Castilla/La Mancha

organisent des séances de dédicaces de ma Pièce "Entre Père et Maire"

Stand C - 11

- le jeudi 18 juin 2009 à partir de 19 h 30
- le vendredi 19 juin 2009 à partir de 18 h 30
- le samedi 20 juin 2009 à partir de 14 h
- le dimanche 21 juin 2009 à partir de 16 h
 
PLACE SAINT-SULPICE
PARIS 6ème
Métro : Saint Sulpice
signatures.jpg

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